Un jeune homme de 19 ans, résidant à Colmar et d’origine italo-marocaine, a été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste après avoir été soupçonné de vouloir s’en prendre à des policiers. L’information, confirmée par BFM TV, souligne les tensions persistantes autour de la radicalisation et de la menace terroriste sur le sol français.
Un jeune de 19 ans, résidant à Colmar et de double nationalité italo-marocaine, a été interpellé puis mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Les enquêteurs soupçonnent qu’il envisageait de passer à l’acte contre des fonctionnaires de police.
Un projet d’action contre les forces de l’ordre
L’individu aurait manifesté l’intention de s’en prendre physiquement à des policiers, dans un contexte où les forces de l’ordre sont régulièrement ciblées par des actes de violence ou des menaces. Les services de renseignement et la section antiterroriste du parquet de Paris ont été saisis en raison du caractère potentiellement idéologique de ses agissements. L’enquête a révélé des éléments permettant de caractériser une association de malfaiteurs terroriste, qualification qui implique une organisation et une intention de commettre des infractions graves.
Mise en examen et placement sous contrôle judiciaire
Après sa garde à vue, le jeune homme a été présenté à un juge d’instruction antiterroriste. Il a été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste et placé sous contrôle judiciaire strict : interdiction de contact avec certaines personnes, obligation de pointage régulier, interdiction de quitter le territoire et remise de ses documents d’identité. Il reste présumé innocent mais fait désormais l’objet d’une surveillance renforcée.
Un profil qui interpelle
À 19 ans, le suspect est né en France ou y réside depuis longtemps. Sa double origine italo-marocaine et son jeune âge soulèvent des questions sur les processus de radicalisation chez les jeunes issus de l’immigration. Les enquêteurs explorent son environnement numérique (messageries, réseaux sociaux, forums) ainsi que ses fréquentations et ses déplacements pour déterminer s’il agissait seul ou dans le cadre d’un réseau plus large.
La menace terroriste toujours active
Cette affaire rappelle que, malgré la baisse apparente du nombre d’attentats réussis depuis 2018, la menace jihadiste et radicalisée reste très présente. Les projets d’action contre les forces de l’ordre constituent l’une des principales préoccupations des services de renseignement.
Source : BFM TV