Zakaria Bounnak, Marocain de 27 ans en situation irrégulière, a été condamné à 15 mois de prison pour deux viols commis en moins d’une heure dans des gares de Montpellier et Sète. Les faits, jugés ce lundi, ont choqué par leur violence et leur rapidité.
Zakaria Bounnak a été reconnu coupable de deux viols commis dans un intervalle de temps extrêmement court, moins de soixante minutes, dans les gares de Montpellier et Sète. Les faits, d’une rare brutalité, ont été perpétrés sur trois femmes, dont deux mineures. L’accusé a profité de l’affluence et du désordre des quais pour isoler ses victimes et passer à l’acte.
Un profil en situation irrégulière L’individu, de nationalité marocaine et âgé de 27 ans, était en situation irrégulière sur le territoire français. Il faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire (OQTF) non exécutée au moment des faits. Cette précision, souvent au cœur des débats sur la maîtrise migratoire, est revenue lors du procès pour souligner les failles du suivi administratif des personnes sous OQTF.
Une condamnation de 15 mois de prison Le tribunal correctionnel de Montpellier a prononcé une peine de 15 mois d’emprisonnement ferme à l’encontre de Zakaria Bounnak. La peine, relativement légère au regard de la gravité des faits (deux viols en série sur trois victimes, dont des mineures), a été assortie d’une interdiction définitive du territoire français et d’une inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles. Le parquet avait requis une peine plus lourde, mais les juges ont tenu compte du jeune âge de l’accusé et de son absence d’antécédents judiciaires connus en France.
Les victimes au cœur du procès Les trois victimes ont témoigné avec courage. Leurs récits ont décrit des agressions soudaines, violentes et traumatisantes dans des lieux publics censés être sécurisés. Les expertises médicales et psychologiques ont confirmé des préjudices graves. Les juges ont particulièrement insisté sur la vulnérabilité des mineures et sur l’urgence de protéger les usagers des gares.
Un rappel sur l’insécurité dans les transports Les gares de Montpellier et Sète, comme beaucoup de lieux de transit en France, sont devenues des zones où les agressions sexuelles se multiplient.
Source : Midi Libre