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Île Longue : des fusiliers marins tirent sur des drones lors d’un exercice de défense

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Des fusiliers marins ont ouvert le feu sur des drones jeudi au-dessus de la base navale de l’Île Longue, abri des sous-marins nucléaires français. L’exercice visait à tester les capacités de défense anti-drones. L’information, confirmée par l’AFP, illustre les efforts accrus pour protéger les sites stratégiques face aux menaces aériennes émergentes.

Jeudi, la base navale de l’Île Longue, principal site d’accueil des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de la Force océanique stratégique française, a servi de cadre à un exercice de défense aérienne. Des fusiliers marins ont engagé des cibles drones évoluant au-dessus de la zone. Les tirs, réalisés avec des armes d’infanterie et des systèmes légers anti-drones, ont permis de valider les procédures d’interception rapide et de coordination entre les unités de protection.

L’Île Longue, site hautement stratégique

Située dans la rade de Brest, l’Île Longue est l’un des endroits les plus sensibles et les plus protégés de France. Elle abrite les quatre SNLE de la dissuasion nucléaire océanique, des installations classifiées secret-défense et des milliers de militaires et civils. Toute menace aérienne, même minime, y est traitée avec la plus grande fermeté. L’exercice s’inscrit dans une montée en puissance des capacités anti-drones après les leçons tirées des conflits récents (Ukraine, Haut-Karabagh, mer Rouge).

Les drones, menace numéro un des bases militaires

Les petits drones civils modifiés ou les drones militaires légers représentent aujourd’hui la principale menace asymétrique contre les sites stratégiques. Ils sont peu coûteux, difficiles à détecter à basse altitude et peuvent transporter des explosifs ou servir à de l’espionnage. Les armées occidentales, dont la France, accélèrent le développement de contre-mesures : brouilleurs, lasers, systèmes cinétiques, intercepteurs autonomes. L’exercice de l’Île Longue teste précisément ces réponses dans un environnement réel.

Un message clair de fermeté

Les tirs effectués jeudi ne sont pas un incident : ils font partie d’un entraînement planifié et répété. Ils montrent que la marine nationale et les forces de protection n’hésitent pas à engager des cibles aériennes dès qu’elles pénètrent dans la zone interdite de survol. Cette démonstration de force vise aussi à dissuader tout acteur étatique ou non-étatique qui envisagerait une action hostile contre le cœur de la dissuasion nucléaire française.

Source : AFP

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