Le 20 novembre, un infirmier du centre hospitalier intercommunal de Créteil est soupçonné d’avoir délibérément débranché le respirateur d’un patient en réanimation, entraînant son décès. Le soignant a été suspendu et une enquête est en cours. L’information, confirmée par Le Parisien, choque le monde hospitalier et ravive les débats sur la sécurité des patients vulnérables.
Un infirmier exerçant en réanimation au CHI de Créteil est au cœur d’une enquête criminelle. Il est soupçonné d’avoir volontairement débranché le respirateur d’un patient en état critique, provoquant sa mort par arrêt respiratoire. L’acte aurait été commis de manière discrète mais intentionnelle, sans que l’équipe médicale ne puisse intervenir à temps.
Suspension immédiate du soignant
Dès la découverte des faits et les premières constatations, l’infirmier a été suspendu à titre conservatoire par la direction de l’hôpital. Une procédure disciplinaire est engagée en parallèle de l’enquête judiciaire. Le parquet a ouvert une information judiciaire pour homicide volontaire, crime passible de la cour d’assises.
Une enquête qui explore toutes les pistes
Les enquêteurs de la police judiciaire travaillent sur plusieurs axes : analyse des enregistrements des caméras de surveillance du service, relevés des accès aux chambres, témoignages des collègues et du personnel médical présent, autopsie pour confirmer la cause exacte du décès et la chronologie des faits. Les antécédents professionnels de l’infirmier sont également passés au crible pour rechercher d’éventuels antécédents ou signaux faibles.
Un choc dans le monde hospitalier
Le personnel du CHI de Créteil est sous le choc. La réanimation est un service où la confiance entre soignants est absolue : chaque geste peut sauver ou coûter une vie. Qu’un infirmier puisse être soupçonné d’un tel acte provoque une onde de sidération et de peur. Les syndicats et les directions hospitalières appellent à une vigilance accrue et à un renforcement des protocoles de sécurité interne.
La question de la vulnérabilité des patients
Les patients en réanimation sont parmi les plus fragiles : inconscients, intubés, dépendants des machines. Un acte malveillant sur un respirateur est d’une extrême gravité.
Source : Le Parisien