Le 10 octobre, le parti de Giorgia Meloni annonce une offensive contre l’islam radical en Italie. Il propose d’interdire la burqa et de renforcer la lutte contre les mariages forcés. L’information, relayée par Le Figaro, s’inscrit dans une stratégie de fermeté sécuritaire et identitaire.
Fratelli d’Italia, le parti dirigé par Giorgia Meloni, prépare un projet de loi visant à interdire le port de la burqa et du niqab sur l’ensemble du territoire italien. Cette mesure s’accompagne d’un volet répressif renforcé contre les mariages forcés, pratique encore présente dans certaines communautés issues de l’immigration.
Contexte sécuritaire et identitaire Depuis son arrivée au pouvoir, Meloni a fait de la lutte contre l’islamisme radical l’un des piliers de sa politique. La burqa, symbole pour beaucoup d’une forme d’oppression et d’un refus d’intégration, est déjà interdite dans plusieurs pays européens (France, Belgique, Autriche). L’Italie, jusqu’ici plus permissive sur ce point, semble prête à suivre cette voie.
Mariages forcés : une pratique toujours active Les mariages forcés touchent principalement des jeunes filles issues de familles originaires de pays musulmans. Le parti de Meloni veut durcir les sanctions, faciliter les signalements et renforcer les contrôles consulaires pour empêcher ces unions imposées. L’objectif est clair : protéger les femmes et les mineures contre toute forme de coercition.
Un signal fort envoyé à l’Europe Cette annonce intervient alors que l’Italie fait face à une pression migratoire continue via la Méditerranée. En ciblant des symboles forts de l’islamisme radical, Meloni cherche à montrer qu’elle ne transige pas sur l’identité nationale et la sécurité des citoyennes italiennes.
Source : Le Figaro