Ce 30 septembre 2025, le rappeur Nekfeu, de son vrai nom Ken Samaras, a été placé en garde à vue à Paris dans le cadre d’une enquête pour « viol », « agressions sexuelles » et « violences habituelles sur conjoint ». L’information, révélée par Le Parisien, a été confirmée par le parquet de Paris, qui précise que l’artiste de 30 ans est entendu par les enquêteurs de la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).
Les faits reprochés auraient été commis sur sa compagne actuelle, une jeune femme âgée d’une vingtaine d’années. Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime aurait déposé plainte récemment après avoir subi des violences physiques répétées et des agressions à caractère sexuel. Les investigations ont été ouvertes pour des faits qualifiés de « viol » et « violences conjugales habituelles », ce qui laisse entendre une répétition des actes sur une période prolongée.
Une garde à vue prolongée en cours
Nekfeu a été interpellé ce matin et conduit dans les locaux de la BRDP pour audition. Sa garde à vue, qui peut durer jusqu’à 48 heures dans ce type d’affaires, est toujours en cours ce mardi soir. À ce stade, aucune mise en examen n’a été prononcée et l’artiste bénéficie de la présomption d’innocence.
Le rappeur, révélé au grand public avec le groupe 1995 puis avec ses albums solo « Feu » (2015) et « Cyborg » (2016), avait connu un retour médiatique remarqué en 2023 avec la sortie de son troisième opus « La pépite ». Très discret sur sa vie privée, il avait jusqu’ici évité les scandales judiciaires, contrairement à plusieurs figures du rap français ces dernières années.
Une affaire qui secoue le milieu culturel
Cette garde à vue intervient dans un contexte où de nombreuses personnalités du monde culturel et artistique ont été visées par des plaintes pour violences sexuelles ou conjugales depuis le mouvement #MeToo. Si les faits sont établis, cette affaire pourrait marquer un tournant pour Nekfeu, artiste respecté pour ses textes introspectifs et son image plutôt « clean » dans le rap hexagonal.
Le parquet de Paris a indiqué que l’enquête se poursuit sous l’autorité d’un juge d’instruction, ce qui laisse présager une procédure longue et potentiellement médiatisée. Aucune communication officielle n’a été faite par l’entourage de l’artiste pour l’heure.