Dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 septembre, Montpellier a été le théâtre de deux agressions violentes à l’arme blanche visant des piétons isolés. Trois adolescents mineurs, âgés respectivement de 15, 16 et 17 ans, ont été rapidement interpellés par la police nationale quelques minutes après les faits, vers 3h30 du matin.
Les deux attaques, de nature crapuleuse, se sont produites dans des rues du centre-ville. Dans le premier cas, un jeune homme a été poignardé – vraisemblablement pour lui soutirer ses biens. Dans le second, un couple a été détroussé sous la menace d’un couteau. Les victimes ont subi des blessures, dont au moins une par arme blanche, mais leur pronostic vital n’était pas engagé selon les premiers bilans. Les agresseurs ont été arrêtés rue du Refuge, non loin des lieux des faits, et placés en garde à vue pour vols avec violence et violences aggravées à l’arme.
Une intervention rapide des forces de l’ordre
Les policiers du commissariat central, alertés par les appels des victimes et des témoins, ont pu localiser et interpeller les suspects en un temps record. Les trois mineurs ont été conduits au poste pour audition. L’enquête, menée par la sûreté départementale, vise à confirmer leur implication dans ces deux faits distincts mais rapprochés dans le temps et l’espace, ainsi qu’à déterminer s’ils sont liés à d’autres incidents récents dans la ville.
Cette affaire illustre une nouvelle fois la récurrence des violences à l’arme blanche en milieu urbain, particulièrement la nuit dans les zones animées ou de passage. À Montpellier, comme dans d’autres grandes villes françaises, les agressions crapuleuses impliquant des mineurs armés de couteaux suscitent une inquiétude croissante parmi les habitants et les élus locaux.
Contexte d’une insécurité persistante
Ces faits interviennent dans un climat tendu autour de la sécurité publique en Occitanie. Les autorités multiplient les contrôles et les opérations ciblées, mais les mineurs récidivistes ou impliqués dans des délits violents posent des défis judiciaires spécifiques : responsabilité pénale limitée avant 13 ans, mesures éducatives privilégiées, et parfois une remise en liberté rapide qui alimente le sentiment d’impunité chez certains observateurs.
Les victimes, choquées par la brutalité subie, ont été prises en charge médicalement et psychologiquement. L’enquête se poursuit pour établir le mobile précis (vol de téléphones, d’argent ou d’objets de valeur) et vérifier si les suspects étaient déjà connus des services de police ou de la justice des mineurs.