Le 18 septembre, la Chambre des représentants néerlandaise (Tweede Kamer) a adopté une motion appelant le gouvernement à désigner le mouvement Antifa comme une organisation terroriste. Ce texte, porté par des élus de droite et d’extrême droite, s’inspire directement de la décision récente prise aux États-Unis par le président Donald Trump, qui a classé Antifa comme une entité terroriste domestique suite à des événements violents.
La motion, intitulée « Antifa aussi aux Pays-Bas comme organisation terroriste », a été déposée par Lidewij de Vos (Forum voor Democratie – FvD), avec le soutien de Geert Wilders (Parti pour la liberté – PVV) et Caroline van der Plas (Mouvement agriculteur-citoyen – BBB). Elle a recueilli 76 voix sur 150, grâce aux appuis du VVD (centre-droit libéral), du SGP (chrétien conservateur) et de JA21. Le texte invoque explicitement la décision américaine et dénonce les agissements présumés d’Antifa aux Pays-Bas : menaces contre des politiciens, perturbations de réunions, intimidations d’étudiants et de journalistes, recours à la violence.
Un vote symbolique mais marquant
Cette adoption intervient dans un contexte de polarisation accrue autour des mouvements antifascistes. Les partisans de la motion soulignent que des « cellules antifas » opéreraient déjà sur le sol néerlandais, en lien avec des actes de vandalisme ou d’intimidation. Pour eux, le label terroriste permettrait de mieux encadrer et réprimer ces actions.