Dans les Pyrénées ariégeoises, un symbole patrimonial ancien a été la cible d’un acte de vandalisme délibéré. La croix implantée au Col de la Crouzette, à 2337 mètres d’altitude, a été brisée à l’aide d’une masse.
Située entre les vallées de Bethmale et d’Eychelles, cette croix marquait un col routier et pastoral important, servant de repère aux bergers, randonneurs et habitants locaux depuis plusieurs siècles d’après Le JDD. Le flash d’Occidentis précise : «La croix du col de la Crouzette, située à 2337 mètres d’altitude, a été détruite à coups de masse.» L’incident, survenu mi-août 2025 (autour du week-end de l’Assomption), a été révélé publiquement début septembre, suscitant une vive émotion dans les communautés de montagne. La croix, réinstallée après un vol antérieur en 2001 d’une version plus ancienne, représentait non seulement un signe religieux, mais aussi un élément de mémoire collective et de paysage pyrénéen.
Un contexte de hausse des actes antichrétiens
Cet acte s’inscrit dans une série préoccupante d’attaques contre des symboles chrétiens en France. Depuis le début de l’année 2025, les autorités ont recensé plus de 400 cas de vandalisme ou profanation visant églises, cimetières, statues ou croix, selon les données compilées par le ministère de l’Intérieur et relayées par divers observateurs. Les Pyrénées, région où la tradition catholique reste ancrée dans le patrimoine rural, ne sont pas épargnées : vols, tags, destructions se multiplient, souvent qualifiés d’« antichrétiens » par les enquêteurs et les associations.
Bergers et habitants de la vallée dénoncent un geste « incompréhensible » qui porte atteinte à l’identité pyrénéenne. Certains appellent à une protection accrue des sites isolés en altitude, tandis que d’autres évoquent un climat de tensions croissantes autour des symboles religieux. Le flash d’Occidentis, en mettant l’accent sur cet événement, souligne la dimension patrimoniale et spirituelle perdue, invitant implicitement à une prise de conscience plus large sur ces actes répétés.
Les gendarmes de l’Ariège ont ouvert une enquête pour destruction volontaire de bien, avec des investigations en cours pour identifier les auteurs. Aucune piste n’a été publiquement confirmée à ce stade, mais l’usage d’une masse suggère un acte prémédité et physique. Cet épisode ravive le débat sur la protection du patrimoine religieux en milieu rural et isolé, où la surveillance est limitée.