La banderole montre un tag avec ces demandes explicites du à la manifestation de la veille, organisée contre le plan d’austérité du gouvernement Bayrou. La mobilisation du 10 septembre avait réuni près de 175 000 personnes sur environ 800 actions selon le ministère de l’Intérieur, avec des blocages et manifestations dans de nombreuses villes, dont Marseille. Si la grande majorité des rassemblements s’est déroulée pacifiquement, des incidents isolés – jets de projectiles, heurts avec les forces de l’ordre, dégradations – ont été rapportés dans plusieurs villes. À Marseille, bastion historique de la gauche radicale, ces tags apparaissent comme un prolongement symbolique des revendications sociales et identitaires portées par certains courants.
Violences d’extrême gauche lors de la mobilisation du 10 septembre
Le 10 septembre, la mobilisation nationale « Bloquons tout », portée par une coalition de la gauche radicale, de syndicats et de collectifs citoyens, a réuni près de 175 000 participants sur environ 800 actions selon le ministère de l’Intérieur. Plusieurs incidents violents, attribués par les autorités et certains médias à des militants d’extrême gauche, ont marqué la journée. À Paris, des heurts ont éclaté place de la République et aux abords de la gare du Nord : jets de projectiles, barricades improvisées et affrontements avec les forces de l’ordre ont conduit à une quarantaine d’interpellations. À Marseille, des black blocs ont été signalés en marge du cortège principal, avec des vitrines brisées boulevard de la Canebière et des tags anarchistes ou revendicatifs laissés sur des murs et du mobilier urbain. Des dégradations similaires ont été relevées à Lyon (jets de fumigènes et tentative de blocage prolongé d’une autoroute) et à Nantes (incendie volontaire d’une poubelle et affrontements près d’un rond-point). Le ministère de l’Intérieur a recensé une vingtaine d’actions qualifiées de « violentes » ou « dégradantes », impliquant principalement des groupes autonomes et antifascistes. Ces épisodes, bien que minoritaires à l’échelle nationale, ont servi de carburant aux critiques de la droite et de l’extrême droite, qui dénoncent une « récupération » du mouvement par l’extrême gauche et un laisser-aller sécuritaire. Le gouvernement, qui avait déployé 80 000 policiers et gendarmes, a insisté sur la fermeté face aux débordements, tandis que les organisateurs ont minimisé ces incidents en les qualifiant d’« isolés » ou de « provocations policières ». Ces violences, même limitées, ont renforcé l’image d’une rentrée sociale explosive et polarisée.