la Commission européenne a confirmé ce matin-là son intention de finaliser non pas un, mais deux accords commerciaux d’ici la fin de l’année : l’un avec le Mercosur (regroupant Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay et Bolivie), l’autre potentiellement lié à des enjeux plus larges encore peu détaillés.
Un Mercosur perçu comme la pointe de l’iceberg
Ce qui frappe dans cette publication, c’est l’approche alarmiste : l’accord avec le Mercosur n’apparaîtrait pas isolé, mais comme un symptôme d’une stratégie plus vaste de libéralisation commerciale menée par l’Union européenne. Le post met en lumière les craintes d’une concurrence déloyale pour les agriculteurs français, déjà fragilisés, face à des produits importés qui ne respectent pas les mêmes normes environnementales, sanitaires ou sociales. Au-delà, les réactions des internautes soulignent des enjeux cachés, comme l’accès facilité au lithium sud-américain pour soutenir l’industrie automobile électrique allemande en difficulté face à la concurrence chinoise.
Beaucoup qualifient l’initiative de « trahison », en rappelant le rejet français du traité constitutionnel européen en 2005, ignoré selon eux par les instances bruxelloises. Des voix appellent à la mobilisation, notamment pour une manifestation prévue le 10 septembre, et évoquent ouvertement le Frexit comme solution radicale. D’autres critiquent les lobbies, Ursula von der Leyen et une Europe jugée « vendue à l’étranger ».
La Commission a transmis le texte de l’accord UE-Mercosur au Conseil ce même jour, ravivant les oppositions chez les syndicats agricoles. Il illustre le fossé croissant entre les choix européens en faveur du libre-échange mondialisé et les attentes de protection des filières nationales, dans un contexte où la souveraineté alimentaire et économique est au cœur des débats en France.